| Histoire Les
plus anciens vestiges attestant la présence de l'homme dans le bassin
genevois sont datées d'environ 11000 av. J.-C. Il s'agit des abris
sous-blocs de Veyrier (au pied du Salève). Ces campements temporaires
sont occupés par des chasseurs de rennes appartenant à la culture
magdalénienne. Les premières traces d'occupation humaine du site de
Genève remontent à 5000 av. J.-C. environ. Elles sont découvertes sur
les rives du lac Léman et dans un site d'habitat retrouvé sous le
temple de Saint-Gervais. La colline de la vieille-ville n'est habitée
qu'en 1000 av. J.-C. Vers 300 av. J.-C., la tribu celte
des Allobroges occupe un vaste territoire qui s'étend de Vienne (Isère)
à Genève (limité à la rive gauche du Rhône et en amont de Lyon). En 124
av. J.-C., les Allobroges se soumettent à Rome et intègre la Gaule
narbonnaise. En 58 av. J.-C., Jules César défend Genova (Genève) contre
une incursion des Helvètes en faisant détruire le pont sur le Rhône. Vers
400, Genève est érigée en évêché. En 443, une tribu germanique, les
Burgondes, se fixe dans la région. En 535, celle-ci est occupée par les
Francs : Genève est incorporée à la monarchie mérovingienne, puis à
l'Empire carolingien. La désagrégation de ce dernier, au IXe siècle,
voit naître le second royaume de Bourgogne, auquel Genève appartient.
En 1032, cet État passe aux empereurs germaniques. En
droit, Genève dépend désormais de l'Empire. En fait, depuis le XIe
siècle et jusqu'à la Réforme de 1535, elle est gouvernée par ses
évêques devenus seigneurs de la ville. Pendant le Moyen Âge, Genève
reste une localité secondaire jusqu'à ce que ses foires, qui atteignent
leur plus grand essor au XVe siècle, lui donnent, pour la première
fois, une aura internationale. Cependant, son indépendance
est menacée par les États de Savoie, dont les princes s'efforceront, du
XIIIe siècle au XVIIe siècle, avec l'appui des Mammelus de s'emparer de
la ville, sans y parvenir. Au moment du plus grave danger, dans le
premier tiers du XVIe siècle, l'appui des Eidguenots, partisans des
cantons suisses de Fribourg et de Berne préserve l'autonomie de la cité. La
Réforme triomphe en 1535. Politiquement, la cité est dès lors une
république. Jean Calvin s'y installe en 1536 mais en est chassé en 1538
en raison de son intolérance, puis est rappelé en 1541. Il y restera
jusqu'à sa mort en 1564. Dès 1550, une foule de protestants, en
particulier français et italiens persécutés dans leur pays, y trouvent
asile. Sous l'égide de Calvin et de Théodore de Bèze, ils procurent à
leur nouveau foyer un grand rayonnement religieux et intellectuel. Les
réfugiés aident aussi à redresser l'économie qui se trouve en récession
depuis le déclin des foires à la fin du XVe siècle. Dans la nuit du 11
au 12 décembre 1602, le duc de Savoie tente une attaque nocturne contre
Genève, mais cette tentative échoue. La défaite savoyarde est
commémorée chaque année lors de la fête de l'Escalade. |  | | Devise : Post tenebras lux (Après les ténèbres, la lumière) | | Pays | Suisse | | Entrée dans la Confédération | 1815 | | Chef-lieu | Genève | | Langue officielle | Français | | Hymne | Cé qu'è lainô | | Abréviation | GE | | Site Web | www.ge.ch | | Géographie et démographie | Superficie - totale | Classé 21e 246,04 km2 | Population - totale - densité - année de recensement | Classé 6e 442 000 hab 1782 hab/km2 2006 |  | |
La
révolution genevoise de 1792 détruit le gouvernement aristocratique de
l'Ancien Régime et proclame l'égalité politique. En 1798, Genève est
annexée par la France et intégrée au département du Léman. La défaite
des armées napoléoniennes lui rend son indépendance en 1813. Les
magistrats de la République demandent son entrée dans la Confédération
suisse, obtenue définitivement en 1815 au Congrès de Vienne avec dix
kilomètres carrés gagnés sur la France entre Versoix et Bossey et
vingt-quatre communes gagnées sur la Savoie. En 1846, une révolution
dirigée par James Fazy renverse le gouvernement de la Restauration et
établit la constitution qui régit encore le canton. Au cours du XIXe
siècle et au début du XXe siècle, Genève accueille de nombreux réfugiés
politiques. Suivant les idées du Genevois Henri Dunant, le Comité
international de la Croix-Rouge est créé en 1864, première des
institutions internationales que la ville va abriter. Après
la révocation de l'Édit de Nantes en 1685, les mesures prises par Louis
XIV contre le protestantisme en France font affluer une deuxième grande
vague de réfugiés. Le XVIIIe siècle est une époque de grande
prospérité. Les industries genevoises, le commerce et la banque sont
florissants. Mais la cité est déchirée par des troubles civils. La
mission internationale de Genève s'affirme après la Première Guerre
mondiale, lorsqu'elle est choisie comme siège de la Société des
Nations, ancêtre de l'Organisation des Nations unies. |